C’est la neige au village

Vosges, à chacun son rythme

Au cœur du massif vosgien, Ventron mêle patrimoine et glisse tout en douceur. Ce village, situé à 640 mètres d’altitude, se double de la station de ski Frère Joseph, 400 mètres plus haut. On y dévale les pentes…à sa mesure. Également au programme, ski de fond et raquettes avec balade guidée sur l’histoire des lieux.

La chapelle de l’ermitage Frère Joseph, comme écrasée par ses larges toits, révèle le passé : au XVIIIe siècle, la forêt voisine fut la demeure de ce guérisseur. Autre vestige, l’ancienne filature qui abrite le musée du Textile. machinerie et écrin sont impressionnants.

Au sud de Ventron, le village de Bussang est connu pour voir jaillir la source de la Moselle. Moint poétique, il compte aussi un casino moderne. Côté glisse, c’est à l’intimiste domaine de Larcenaire que l’on peut pratiquer le ski alpin, comme le ski de fond et les raquettes, sur tout de même 35 kilomètres de pistes!

Un peu plus au sud, pour monter vers Saint-Maurice-sur-Moselle, à 1 100 mètres, on traverse la forêt avant de déboucher sur un beau panorama montagnard. Après les efforts de la station familiale Rouge Gazon, on trouvera du réconfort au spa Les Bains phéniciens, avec massage et sauna aromatique.

Alpes du Nord

De Landry, 800 mètres d’altitude, l’on monte à Peisey-Nancroix, 1 300 mètres : deux villages ancestraux, avec leur chapelet de hameaux , dominés par leurs stations, Vallandry et Plan Peisey, à 1 600 mètres. Autant de jalons qui, le long de cette vallée glaciaire, mènent à travers la forêt jusqu’à la porte du parc national de la Vanoise. maisons d’antan, petits immeubles des années 1960-1970, chalets plus récents, résidences discrètes se succèdent. À chacun sa préférence…comme pour le ski.

Alpin ? L’immense domaine Paradiski qui englobe La Plagne et Les Arcs, est ) portée de patins; Mais les pistes plus conviviales de la vallée sont aussi à disposition. Pour le ski de fond, rendez-vous au centre nordique de Pont-Baudin qui propose des parcours sur 43 kilomètres. Les balades à pieds, en raquettes, en traîneau à cheval ou à chiens rapprochent parfois des sauvages bouquetins, chamois, aigles royaux et gypaètes barbus, tout là-haut.

Sur le plancher des vaches, des fermes : leur visite, très prisée, instruit et divertit. On discute, sent, touche…et même on trait ! Plus culturel, le chemin du Baroque dévoile ici neuf églises : retable couvert de feuilles d’or, clocher à bulbe, fresques. C’est l’inattendue Notre-Dame-des-Vernettes qui charme le plus : à 1 816 m d’altitude, isolée, elle arbore dorures, couleurs, statues.. Le visiteur découvre également les vestiges de la mine de plomb argentifère de Pont-Baudin.

Un temps révolu dévoilé au musée de la Fruitière à Peisey-Nancroix : l’école, l’habitat, le costume… Témoin de l’histoire plus récente, le télévillage qui relie gratuitement Peisey-Nancroix à Plan Peisey. En sept minutes, ses télébennes embarquent les skieurs, debout.

Alpes du Sud, la mer en ligne de mire

Loin de se réduire au littoral de la Côte-d’Azur, les Alpes-Maritimes ce sont aussi et surtout des montagnes qui couvrent 80% du département. A ses confins septentrionaux, près des Alpes-de-Haute-Provence, Saint-Dalmas-le-Selvage en est le plus haut village, à 1500 mètres d’altitude. Placé en grande partie dans le Parc national du Mercantour, son environnement de mélèzes et d’épicéas se prête à de belles randonnées nordiques, notamment jusqu’aux cascades glacées du vallon de Gialorgues. Quant aux ruelles pavées du petit village, elles mêlent façades de schiste et quelques jolis cadrans plus actifs au chaud soleil d’été. En descendant la vallée de la Tinée, on croise des panneaux annonçant les stations d’Auron et d’Isola 2000. Poussez plutôt jusqu’à Roubion, comme en équilibre sur la falaise avec ses passages voûtes, ses chapelles et ses portes peintes…

Du haut de son domaine skiable de 30 kilomètres, on voit la mer et même la Corse ! Autre atout de choix, l’arboretum voisin de Roure se visite raquettes aux pieds. De nombreux artistes contemporains y déposent sculptures et installations pour qu’elles évoluent au fil du temps et des saisons. Où d’autre ailleurs voit-on d’énigmatiques personnages enlacer les troncs jusqu’à se désagréger dans la neige, parmi les érables et les genévriers ? Méditer sur le « Je pense donc je pousse », de l’artiste niçois Ben, fera passer sans mal les 40 kilomètres qui mènent à Saint-Martin-Vésubie, dans la vallée du même nom. L’ancienne « Suisse niçoise », sise au-dessus de son torrent irradie de ses ondoiements de tuiles, de ses volets bleus, de ses crépis ocre ou roses, dans l’azur hivernal. On y détaille hauts balcons, chapelles baroques et remparts. Puis on gagne le Boréon, la station de montagne associée pour y surprendre un chamois avant d’aller guetter les loups dans le parc qui leur est dédié.

Jura, la tradition en mode écolo

Elle n’est pas une mais quatre : pour former la station du même nom, trois autres villages se sont associés à celui des Rousses. Sans que chacun perde pour autant sa spécificité ! A Bois-d’Amont, protégé par un clocher comtois en forme de cloche, on fabrique encore des skis de fond chez Vandel tandis qu’une ancienne scierie, le musée de la boissellerie, voit l’épicéa devenir boîte ou tavaillon.

Aux Rousses même, on se consacre plutôt aux activités sportives avec 4 massifs pour la descente, plus de 220 kilomètres de pistes pour le ski nordique, des parcours de raquettes et des traîneaux à chiens. Le tout avec un rarissime label « Flocon vert » pour son engagement environnemental.

Outre les caves d’affinage du comté situé dans le fort, on y visite aussi l’intéressant musée du ski entre bobsleighs et traditions locales. Toujours du ski de fond à Prémanon, où l’on s’égare avec plaisir dans les multiples hameaux avant d’aller jeter un œil à la programmation du Centre polaire Paul-Emile-Victor.

Pyrénées, glisse à la catalane

Dans les Pyrénées-Orientales, Les Angles séduisent toute la famille. Avec ses 370 canons, l’enneigement sur le haut plateau de Capcir ne devrait pas poser problème. Parmi les 55 kilomètres de pistes, le Llaret, aussi verte que conviviale, aboutit au cœur de ce village surplombé par la cage en fer forgé de son clocher catalan.

Toutes les glisses sont possibles aux Angles, à 1 650 mètres d’altitude : luge, ski nordique, traction avec un cheval ou un cerf-volant. Pour les moins sportifs, un parc animalier accueille bisons, ours bruns ou bouquetins. Et la citadelle Vauban de Mont-Louis n’est qu’à 10 kilomètres.

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